Lichtenberg
Le Lichtenberg en bref...

- Epoque : XIIIe
- Altitude : 414m
- Interet de la visite :
- Etat du chateau :
- Accès :
Pratique

- Localisation : Lichtenberg
- Accès : On accède au château depuis Ingwiller (D919 en direction de Wimmenau), puis une route forestière mène jusqu'au parking au pied de la ruine.
- Tarif : 3 €
- Horaires d'ouverture : voir site internet
La légende de sa construction...
Au début du XIIIe s., le sire de Lichtenberg était la recherche d'un emplacement pour son château. Il croisa un berger qui lui montra une montagne couronnée par un grand rocher de grès au pied duquel jaillit une source abondante et fraîche. C'est d'après cette légende que fut édifié le château.
C'est en 1209 que le nom Lichtenberg apparaît pour la première fois. Il fut d'abord associé aux aux comtes de Dabo, ainsi qu'aux Hunebourg, mais ils furent avant tout au service des évêques de Metz, à qui le château appartient en 1261. La position des Lichtenberg se renforce avec l'accession au trône impérial de Rodolphe de Habsbourg, que des liens familiaux rattachent à la famille des Lichtenberg. Conrad de Lichtenberg, évêque de Strasbourg à partir de 1273, offre le château en fief à l'évêché de Strasbourg. Jean de Lichtenberg, son frère, lui succède en 1299, et laisse la famille se partager des parties du château.
C'est ainsi qu'en 1434 deux frères, Jacques et Louis se partagent l'héritage. Souvent rivaux, ils entreront même ouvertement en guerre. D'après la tradition, Jacques installe une jeune paysanne, Barbara, au château pour l'administrer. Il aurait même fait installer un laboratoire de physique et de chimie, ainsi qu'un observatoire astrologique.
Louis décède en 1470, suivi par Jacques en 1480. Ce furent donc les deux filles de Louis qui héritent du château, l'une mariée à Philippe de Hanau, l'autre au comte de Zweibrücken. Le château est restauré après 1570 par Philippe de Hanau, et le Lichtenberg devient une place adaptée à l'artillerie. Le château est entièrement rasé à l'exception du donjon central. La rénovation est confiée à l'architecte strasbourgeois Daniel Specklin.
Le château ne souffre pas trop de la guerre de Trente Ans (1618-1648), mais il est bombardé en 1677 et démantelé par les troupes françaises. Il abritera encore une petite garnison française avant d'être définitivement ruiné pendant la guerre de 1870.
La ruine du château
Le noyau central est constitué du donjon, unique vestige du XIIIe s. On retrouve beaucoup de décorations de style Renaissance, notamment le puits, la chapelle castrale. La partie basse du donjon abrite deux pièces voutées ouvrant sur un escalier en vis. L'une d'elle présente 3 têtes sculptées. Du haut du donjon, on peut apprécier un panorama sur les Vosges du Nord et sur le bourg de Lichtenberg.